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Fabriqué en Dordogne


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il va falloir que je retrouve l'outil en os que je me suis fabriqué pour faire ces rainures bien rectilignes...

un vé au bout d'une plaque d'os plat, en laissant au fond du vé une pointe aigue. Les 2 côtés du vé font que la pointe reste bien dans l'axe.

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question : j'ai dans mes relations un vieux colonel de cavalerie

je lui ai demandé pourquoi il y avait des gouttières sur les "lattes" * et les épées en général

réponse : quand une lame est plantée profond dans un adversaire, l'effet de succion au retrait est important, d'autant plus que le sang vient s'insinuer entre la lame et la viande accentuant l'étanchéité de la "boutonnière"

or le cavalier doit pouvoir retirer sa lame très rapidement puisque le cheval ne s'arrête pas

les gouttières servent à laisser rentrer l'air dans la plaie pour que la lame ressorte plus facilement

donc, est-ce que les rainures faites par les anciens chasseurs avaient le même but ?

* lattes: surnom donné par les cavaliers à leurs lames plus longues que celles des piétons

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En voici une autre,cette fois ci,plus apprêtée pour une utilisation régulière,donc avec une pointe de cyano et colle à bois,toujours 100% Perigord.

Pointe en bois de chevreuil, ligature yucca et peau de silure,fût en cornouiller,plumes de faisan.fl-che3-1.jpgpointe3-2.jpgplume3-2.jpg

 

 

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Pour mes flèches classiques, j'utilise des fûts de cèdre que je commande en archerie.

Mais pour mes flèches blunt, j'utilise également du cornouiller. Ce bois est particulièrement solide et je le trouve nettement  plus résistant à l'impact. D'ailleurs, je n'ai cassé qu'une flèche en cornouiller depuis que j'ai commencé à tirer avec (alors que je ne tiens plus le compte des fûts de cèdre qui se sont brisés).

Et la cueillette de rejets de cornouiller constitue un alibi sympa pour partir se balader (et je prévois toujours un sac si jamais je découvre un spot de champignons). 

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Il y a 2 heures, Le Paresseux a dit :

Mais pour mes flèches blunt, j'utilise également du cornouiller. Ce bois est particulièrement solide et je le trouve nettement  plus résistant à l'impact.

Tu fais de la billebaude ?

En plus une fois bien sec,avec un diamètre pour un spine de 45/50,la flèche montée prehisto dépasse a peine les 30 grammes,je trouve ça très correct.

J'ai reçu hier des fûts supershaft,épicéa je crois paraît il un peu plus léger que le cèdre.

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Il y a 3 heures, Nean dhertal a dit :

Tu fais de la billebaude ?

Non (bien que ce soit un tir très sympa). J'utilise les blunts dans les tournois médiévaux : il y a quelques épreuves dans lesquelles on doit faire tomber des objets, viser de petits sacs ou tirer sur des quintaines pour les faire tourner.

Mes flèches bluntées pèsent à peu près une trentaine de grammes également (parfois quelques grammes supplémentaires), soit un peu plus que les flèches en cèdre. Comme quoi, la densité du cornouiller est à peu près constante partout où on le récolte.

Il y a aussi les futs en bambous qui sont réputés être plus solides mais je trouve que ce n'est pas très médiéval (sauf si on tire avec un arc composite d'inspiration "orientale").

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Le cornouiller fait de très belles flèches résistantes, par contre elles finissent par reprendre la forme qu'elles veulent même avec beaucoup de soin en les redressant et elles étaient un peu lourdes pour des puissances inférieur à 50 livres

J'ai testé le bambou c'est magique,déjà c'est beaucoup plus tolérant en terme de spine, une rigidité à toute épreuve et une solidité hors norme pour une herbe.

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question : j'ai dans mes relations un vieux colonel de cavalerie

je lui ai demandé pourquoi il y avait des gouttières sur les "lattes" * et les épées en général

réponse : quand une lame est plantée profond dans un adversaire, l'effet de succion au retrait est important, d'autant plus que le sang vient s'insinuer entre la lame et la viande accentuant l'étanchéité de la "boutonnière"

or le cavalier doit pouvoir retirer sa lame très rapidement puisque le cheval ne s'arrête pas (CF)

———

Bonjour CF,

Je suis moi-même un (très) vieux ex officier de cavalerie mais pas suffisament vieux pour avoir connu les charges au sabre, légèrement obsolètes depuis l’entrée en scène des blindés durant la guerre de 14.  Le sabre de cavalerie traditionnel de nos armées était, quoi qu’il en soit, fait pour couper mais surtout pour briser les membres et ‘démollir ‘ l’adversaire, dans la même logique que les masses en mouvement des chevaux. Même les sabres droits (les lattes) permettaient difficilement les coups d’estoc. A la fin des campagnes, le fil des sabres était d’ailleurs souvent passé à la meule pour émousser les tranchants et éviter les réglements de compte fréquents entre soldats démobilisés. Les gouttières contribuaient á la rigidité de la lame des sabres et servaient également á les alléger. La logique d’emploi des sabres est donc très différente de celle des rapières dont les gorges remplissaient effectivement la fonction que tu décris.

 

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Il y a 12 heures, Cracoucass a dit :

 

question : j'ai dans mes relations un vieux colonel de cavalerie

je lui ai demandé pourquoi il y avait des gouttières sur les "lattes" * et les épées en général

réponse : quand une lame est plantée profond dans un adversaire, l'effet de succion au retrait est important, d'autant plus que le sang vient s'insinuer entre la lame et la viande accentuant l'étanchéité de la "boutonnière"

or le cavalier doit pouvoir retirer sa lame très rapidement puisque le cheval ne s'arrête pas (CF)

———

Bonjour CF,

Je suis moi-même un (très) vieux ex officier de cavalerie mais pas suffisament vieux pour avoir connu les charges au sabre, légèrement obsolètes depuis l’entrée en scène des blindés durant la guerre de 14.  Le sabre de cavalerie traditionnel de nos armées était, quoi qu’il en soit, fait pour couper mais surtout pour briser les membres et ‘démollir ‘ l’adversaire, dans la même logique que les masses en mouvement des chevaux. Même les sabres droits (les lattes) permettaient difficilement les coups d’estoc. A la fin des campagnes, le fil des sabres était d’ailleurs souvent passé à la meule pour émousser les tranchants et éviter les réglements de compte fréquents entre soldats démobilisés. Les gouttières contribuaient á la rigidité de la lame des sabres et servaient également á les alléger. La logique d’emploi des sabres est donc très différente de celle des rapières dont les gorges remplissaient effectivement la fonction que tu décris.

 

+1 et pour les flèches, j'ai souvenance d'avoir lu que les indiens rainuraient leurs flèche pour faciliter l'écoulement du sang du gibier ? 

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Il y a 1 heure, PatriceB a dit :

+1 et pour les flèches, j'ai souvenance d'avoir lu que les indiens rainuraient leurs flèche pour faciliter l'écoulement du sang du gibier ?

Franchement, tu y crois vraiment?:whistling:

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Il suffit d'avoir eu l'occasion d'utiliser un simple poignard et une dague rainurée pour achever un animal pour observer la différence. Idem avec un trocart ou même une seringue pour les prise de sang. De là à extrapoler pour les flèches des indiens ...

Maintenant, cette présence de rainures forme également ce que l'on nomme un "profilé" dans le domaine de la résistance des matériaux à la flexion. Ou comment obtenir plus de rigidité avec moins de matière et donc moins de poids. Il faut concentrer la matière le plus loin possible du centre de gravité de la section.

 

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Il y a 8 heures, Picpic45 a dit :

Maintenant, cette présence de rainures forme également ce que l'on nomme un "profilé" dans le domaine de la résistance des matériaux à la flexion. Ou comment obtenir plus de rigidité avec moins de matière et donc moins de poids. Il faut concentrer la matière le plus loin possible du centre de gravité de la section.

 

On en revient presque à l'utilité des branches creuses sur un arc,ce qui emmène à penser que la physique serait une partie inconsciente innée de la conscience de l'homme.

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Je suis d'accord avec Cracoucass.....

Les sabres étaient affutés avant une campagne . Et effectivement étaient essentiellement utilisés à grands coups de taille....sinon comment expliquer le nombre de blessures que comptaient certains combattants, plusieurs dizaines pour certains.

Anecdote: Napoleon demande au cours d'une revue à un sergent s'il a fait des campagnes (évidemment, à cette époque) et combien de blessures. 32 répond le gars. Je ne te demande pas ton âge, mais combien de blessures.32 insiste le sergent. Et tu n'as pas la croix? Et l'empereur lui remet directement sa propre légion d'honneur.

Une autre: Au cours d'une "rencontre" entre hussards francais et anglais,  les Francais y sont allés à grands coups d'estoc, faisant un massacre chez les Anglais, qui ont été fort choqués de cette attitude déloyale et ont traité les Francais de bouchers...

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Il y a 1 heure, PEDRO a dit :

Une autre: Au cours d'une "rencontre" entre hussards francais et anglais,  les Francais y sont allés à grands coups d'estoc, faisant un massacre chez les Anglais, qui ont été fort choqués de cette attitude déloyale et ont traité les Francais de bouchers...

c'est pas "un peu" le principe de la guette ça, éliminer ceux d'en face ............ ?

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il y a 24 minutes, chasseur fou 25 a dit :

c'est pas "un peu" le principe de la guette ça, éliminer ceux d'en face ............ ?

Si, mais avec la manière.......

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Le 30/07/2022 à 12:13, PatriceB a dit :

+1 et pour les flèches, j'ai souvenance d'avoir lu que les indiens rainuraient leurs flèche pour faciliter l'écoulement du sang du gibier ? 

L'écoulement du sang "n'agit" que sur le fait de rendre le pistage facile.

Le mieux pour ça c'est 2 trous, une d'entrée et une sortie de flèche.

Aucune influence sur la rapidité de la mort.

Dans le cas des pointes de chasse, les "trous"...plutôt boutonnières seront toujours plus grand que le diamètre du fût.

Le rainurage dans ce cas n'aura que très peu d'influence sur le saignement. 

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Pour les cordes en liber de tilleul, c'est assez détaillé:

https://www.youtube.com/watch?v=GyDsnZV-IBY

 

Même genre avec robinier faux acacia:

https://www.youtube.com/watch?v=uU_TolSjceE

 

Perso j'ai aussi tiré de belles bandes de liber de l'écorce d'Orme. Je pense que la récolte au printemps est importante pour la facilité à la décoller, l"isoler etc.

Edited by nono189
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Le 21/07/2022 à 09:36, PEDRO a dit :

...

Je ne sais plus quel facteur d'arcs US conseille de mettre les arcs renforcés tendons dans une voiture en plein cagnard, il parait qu'ils deviennent des lance-rockets.

...

:good: Je crois que c'est le mythique Jim Hamm.

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il y a une heure, nono189 a dit :

:good: Je crois que c'est le mythique Jim Hamm.

Jim Hamm dit (TBB1 / chap. "Sinew backing") que chaleur et soleil sont bénéfiques aux perfos d'un arc renforcé aux tendons mais attention, il insiste bien sur le fait que l'arc doit bien refroidir avant de l'utiliser. Il raconte en effet avoir utilisé un arc laissé dans une voiture en été : à chaud l'arc avait perdu 20 lb et la flèche avait "la trajectoire d'une brique" - pas vraiment un lance-roquette pour le coup...

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  • 2 weeks later...
Le 07/08/2022 à 18:28, nono189 a dit :

Perso j'ai aussi tiré de belles bandes de liber de l'écorce d'Orme. Je pense que la récolte au printemps est importante pour la facilité à la décoller, l"isoler etc.

C'est assez impressionnant,la facilité avec laquelle vient l'écorce de l'orme,je me posais justement la question,à l'oeil,ça paraît ultra résistant,tu confirmes?

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Tout dépend ce que tu entends par résistant. Mais oui ça me semble tout aussi résistant qu'une autre écorce. J'avais tenté un carquois il y a quelques années. C'est solide. Bien sur, si tu marches dessus il va s'écraser et l'écorce se fendre localement. Mais ça peut encaisser quelques efforts. Les Iroquois utilisaient de l'Orme pour leur canoë, n'ayant pas accès aux bouleaux à papier facilement apparemment. Le liber lui aussi permet de récupérer des fibres costaudes, surtout si elles sont assemblées en corde.

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