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lefred

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    arc monoxyle, flèche bois et corde "fait maison"

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  1. Ça semble logique mais il me semble qu'en pratique la corde se déplace en direction du côté le moins épais En partant du postulat que félix a une grande expérience il aurait repéré une charnière ou un côté de branche trop aminci par rapport à l'autre, j'ai fais un arc dans un bois qui avait les cernes plus épais à gauche qu'à droite (pousse excentrée de l'arc) qui m' a causé pas mal de difficultés à l'équilibrage car les branches n'étaient pas homogènes... c'est toujours plus simple d'avoir le bout de bois dans les mains pour régler ce genre de problème et il faut souvent plus d'une bière avant d'entrevoir la solution.
  2. Je découvre ce post et je me disais que pour la découpe concave du bord arrière d'une plume shield une gouge creuse avec un gabarit de même forme devrait faire l"affaire non ? dsl @Kilgaraj'ai cherché 30 mn moi aussi sans succès...
  3. Avant de gratter je prendrais l'arc et quelques bières et direction maître Corbeau pour une analyse plus détaillée du bout de bois parce que c'est de l'osage et qu'il aura aussi surement une idée pour la vibration/choc que tu décris. Sinon je gratterais en 1, si ça part à gauche c'est que la partie droite de la branche pivote autour de celle de gauche qui est plus rigide.
  4. Le cornouiller fait de très belles flèches résistantes, par contre elles finissent par reprendre la forme qu'elles veulent même avec beaucoup de soin en les redressant et elles étaient un peu lourdes pour des puissances inférieur à 50 livres J'ai testé le bambou c'est magique,déjà c'est beaucoup plus tolérant en terme de spine, une rigidité à toute épreuve et une solidité hors norme pour une herbe.
  5. Non, c'est pour plus de rigidité, mais rainurer ne suffit pas, il faut passer les rainures au feu afin de rendre les deux " rives" des rainures plus dures et donc l'ensemble de la flèches plus rigide. La plupart des flèches Amérindiennes des siècles passés, en cornouiller , encore visibles dans des musées ou des collections privées aux USA sont rainurées de 3 stries profondes de 1,5 à 2 mm environ, longitudinales, droites ou qui ondulent le long du fût. Elles ressemblent à des fissures d’éclatement dues au gel caractéristiques du bois de chauffe qui se fissure au fil du temps par choc thermique grâce à l’eau contenue dans le bois. Ces rainures ou fissures intentionnelles vont permettre au bois de sécher sur certaines parties humides, plus en profondeur. Elles travaillent comme des puits d’évacuation qui vont, qui plus est, subir un traitement à la chaleur, accélérant ainsi l’évaporation. A ce stade, le taux d’humidité contenu dans les flèches s’est réduit considérablement. Ce processus diminue le diamètre, le poids du fût et lui octroie davantage de rigidité. Cette action de « torréfier le bois » apportera un véritable bouclier protecteur contre l’humidité, bien plus que n’importe quelle protection moderne ou ancienne. Les arêtes, crées de part et d’autre de chaque rainure, durcies à la flamme, apportent un soutien supplémentaire au maintien de l’aspect rectiligne de la flèche. Après ces différentes étapes, la haute densité naturelle propre au cornouiller est augmentée. extrait tiré de: https://www.arc-bois-chasse.fr/fleches-en-cornouiller/ Du coup je pense que les rainures rigidifient et contribuent au séchage en profondeur du cornouiller. Sinon bravo pour ses flèches, la technique et leur présentation.😉
  6. Les légionnaires devaient être des athlètes c'est sur, après tenter des comparaisons avec ce qui se fait aujourd'hui me semble hasardeux et plus encore vis à vis de la nourriture et des calories. Rien que pour le blé qui était la base de leur alimentation, en 100 ans la valeur nutritive de nos blé a diminué d'un facteur 10. On serait bien incapable de manger/boire ce qui se faisait à l'époque sans au mieux tirer la tronche au pire attraper une tourista qui te fais vite perdre la moyenne sur des étapes de 40km. Sinon moi aussi je suis passionné d'antiquité, d'histoire des civilisations, d'ethnographie : lecture en cour : Les Druides, des philosophes chez les barbares de JL Brunaux.
  7. Le rapport Carbone/Azote (le C/N) joue aussi énormément, plus c'est azoté plus ça se décompose vite, je fais du purin d'ortie depuis plus de 10 ans (remplir un sceau d'ortie et couvrir d'eau) et à plus de 25° ça prend entre 4 et 8 jours pour que la fermentation soit complète et les orties forment une mélasse inextricable. Pour le rouissage de l'ortie ce site semble savoir de quoi il parle mais je ne l'ai pas testé personnellement... à voir. https://wiki.lowtechlab.org/wiki/Extraction_de_la_fibre_d'ortie
  8. Tu dois être dans une zone humide ou alors le bac de rouissage doit leur convenir davantage que le contexte primitif. J'ai posé une table de maraicher pour avoir tout mes semis au même endroit et comme les escargots montaient par les pieds en alu j'ai mis une gamèle d'eau sous chaque pied, en milieu de journée impossible d'approcher il y a une centaine de guêpes en tout temps qui viennent boire. Pour l'arc qui a cassé il faut vraiment faire attention avec ses chaleurs, on atteint des taux d'humidité relative jamais vu avec dans certains endroits des valeurs à 10%... en même temps on atteint aussi des records en T° max, en T° nocturne, en évapotranspiration potentiel... bref on vit une époque formidable.
  9. Mai et juin pour la récolte me semblent être les meilleurs périodes. Sinon je garde toujours un fagot d'osier (récolté en décembre/janvier) dans un sceau d'eau pour l'écorcer lorsqu'il repart bien en sève au printemps pour de la vannerie. Tu pioche dedans toutes les semaines et lorsque ça se décolle presque tout seul tu peux aller prélever dans la nature ce qu'il te faut. 😉
  10. Normalement le rouissage est un peu plus long, jusqu'à quelques mois selon la nature de l'eau ou il trempe si elle n'est pas suffisamment chargé en bactérie. La 1ère doit être le cambium, la partie la plus vivante de l'arbre qui construit le cerne annuel côté bois et le liber côté écorce, inutilisable pour des cordes. La 2ème doit être le liber mais je ne sais pas si en la peignant pour avoir des fibres détachées ça ne l'affaibli pas, (j'avais testé de toronner des bandelettes) La 3 ème doit être le liber de l'an dernier qui devient de l'écorce. Dans la vidéo qui suit on voit un peu du processus, vers 3.30mn
  11. J'avais testé en juin en pleine sève et l'écorce est venue d'un bloc sur 2m.
  12. Je ne pense pas qu'on puisse comparer les arcs d'aujourd'hui avec les arcs du moyen age ou du néolithique, ils ont en commun d'être des arcs mais comme le dit le paresseux le fil du savoir a été rompu. Par exemple le bois de résonance utilisé en lutherie calcul la date d'abatage en fonction de la lune que se soit dans son cycle sidéral et son cycle synodique à cela il faut ajouter que l'arbre doit pousser entre 1000 et 1500m d’altitude, avoir une croissance lente dans une cuvette topographique sur un versant nord peu ensoleillé, une couronne parfaitement symétrique non exposée au vents, une bonne partie du fut sans branche ni nœuds, ainsi que la rectitude parfaite des fibres. Toutes ces conditions donnent un bois à la fois dur et léger, avec des cernes très fins et réguliers et sa musicalité apparait déjà à sa manutention lorsqu'on le heurte légèrement. Dans une forêt réputée à la frontière jura/suisse on estime que seul 1 épicéa sur 10000 était apte à fournir du bois de résonance... On est loin du j'ai trouvé un cornouiller pas trop tordu dans la haie du voisin coupé en mai en nœud lunaire... L'if était un arbre sacré pour beaucoup de peuple et il reste un mystère pas seulement en facture ou fracture d'arc... qui peut me dire pourquoi il est classé dans les conifères et les résineux alors qu'il forme des fruits isolés et pas des cônes et qu'il est dépourvu de canaux résinifères.
  13. Joli cet arc primitif et la corde il fallait oser, bravo à toi pour l'avoir réussi. J'ai remarqué ça aussi, c'est un bois qui supporte très mal la chaleur sèche... j'avais fais des courbures à la vapeur assez prononcées sur mon 1er cornouiller et c'était très bien passé, peut être un coup de chance. J'en ai un fendu aussi qui tire très bien et ne semble pas près de lâcher alors que j'ai cassé quelques arcs en frêne sans le voir venir. Le cornouiller et vraiment un bon bois.
  14. Pour un arc à 10 balles, il est pas si mal. y a moyen d'avoir une photo des poupées ? (c'est le système d'accroche de la corde sur l'arc).
  15. Je confirme j'ai déjà tenté avec un blanc qui était très sec, pas bon, limite buvable, ça l'a transformé en un vin doux très parfumé et j'avais pas mis d'alcool fort... j'ai quelques ombelles au séchoir pour faire un test dans une confiture de fraise car cet année le blanc n'était pas mauvais. Sinon sympa ce p'tit arc, sobre et efficace, j'imagine.
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