Nous avons utilisé des pointes composites, faites notamment sur le modèle de celles du Magdalénien du bassin parisien (pointe en bois de renne à biseau double, et lamelles à dos en silex sur le ou les côtés). Ces lamelles ont été collées pour moitié avec un mélange de résine, cire d'abeille et ocre, tandis que l'autre moitié était collée avec du brai de bouleau. Les fûts des sagaies étaient en ayous. Sur la première photo, Emmanuel Demoulin encolle les ligatures en tendon avec de la colle de peau.
Le but de cette expérimentation, menée par le le PCR «Habitats et peuplements tardiglaciaires dans le Bassin parisien», l'UMR 7041 ArScAn (Nanterre) et l'UMR 5608 TRACES (Toulouse), était d'étudier les traces d'utilisation sur les pointes en bois de renne et sur les lamelles à dos (enlèvements burinants, fractures) afin de les comparer avec des pièces archéologiques. Je vous communiquerai évidemment les résultats quand Jean-Marc Pétillon aura étudié le matériel.
ça m'interesse d'autant plus que je travaillais sur les mêmes propblématiques et que je devais réaliser des expérimentations aprochantes pour ma thèse avant que mon encadrement, qui avait travaillé à sur le solutréen en préigord dans les années 80 ne me dise, en se basant sur son expérience que c'était voué à l'échec et que je fonçais droit dans le mur.