Un collègue et ami, Nicolas Giraud, a été chargé d'étudier le mobilier métallique (1117 objets). Parmi ce mobilier, un stock de carreaux d'arbalète (68 en tout) retrouvés dans les douves (si ma mémoire est bonne). Les résultats seront publiés dans un futur article... et ils sont très attendus, car 47 de ces armatures de projectiles portaient des traces d'alliage cuivreux sur et dans les douilles. Si cela semblait être (un peu) connu de l'autre côté de la Manche, c'est la première fois que cela a été observé chez nous. Problème de conservation des vestiges ou rareté de ces objets ? Aucun document médiéval ne semble évoquer cette pratique.
Reste ces questions : Pourquoi faire ça ? comment ?
Pour le "pourquoi", des hypothèses plus ou moins valables viennent à l'esprit : aspect esthétique ; permettre au collage du fer sur la hampe en bois de durer dans le temps en empêchant la formation de rouille ; performances balistiques (très douteux) ; "signature" d'une manufacture, d'un artisan ; marqueur social ; repérer plus aisément certains types de carreaux spéciaux (par leur poids, qualité, fonction) dans la trousse ; etc...
Pour le comment, JMC a tenté l'expérience ce week-end. Voici les résultat du premier essai. Il reste à déterminer un protocole d'expérimentation précis pour les essais suivants.
La raison de ce post est de vous solliciter : avez-vous vu ou possédé des carreaux sur lesquels sont visibles de légères traces de métal cuivreux ? Aussi, toutes vos idées concernant le pourquoi et le comment, si je puis dire..., sont les bienvenues.
Photo 1 : le carreau traité. Il a été en partie décalaminé.
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Ce message a été modifié par brutus : 10 February 2010 - 08:51 AM


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