Je pense - j'espère - qu'il servira à ceux d'entre-vous qui veulent s'attaquer à la finition des pièces de bois sur des manches de couteau.
Attention : je ne suis pas un pro et ceci n'est qu'une expérience empirique et toujours sujette à évolution ou changements en fonction de ce que le temps et l'usage révèleront sur les produits testés et la manière de les employer.
Surtout, il y a nombre de techniques que j'ignore et autant de possibilité d'améliorer celles que j'utilise. Donc, n'hésitez pas à participer si cela vous interpelle et à échanger ici vos expériences.
***********************************************************
Bonjour à tous !
Je me propose d'entamer ici un sujet sur ce qui met la touche finale à nos Opinels, customs ou pas : Le vernis.
Alors s'il me sera difficile de retracer en images toutes les phases des différents types de vernissages que j'ai essayé, je vais au moins vous décrire verbalement des méthodes de mise en œuvre de la protection de nos couteaux favoris, en mettant des photographies à chaque fois que cela sera possible.
Bien entendu, il y a d'autres manières de faire et je vous engage à les développer ici vous aussi afin que nous puissions tous en profiter !
Enfin, les marques montrées ne le sont pas pour faire de la publicité mais sont simplement celles que j'ai "sous la main". Si vous en connaissez de plus intéressantes, cela sera avec plaisir que nous prendrons l'information.
* * * * * * * * * * * * * * *
Donc, pour commencer, je vais parler d'une finition qui n'est pas, à proprement parler, un vernissage.
Cherchant un produit pouvant protéger le bois sans trop perdre de son sensuel contact, je suis en train d'essayer (je ne l'ai utilisé que sur un seul custom pour le moment) un produit particulier : un imprégnant dur.
;
; 
Vous trouverez ici la réclame de ce produit.
C'est en fait un fondur contenant une résine sensée pénétrer la surface du bois et la rendre un peu plus résistante.
Je l'ai essayé sur divers morceaux de bois allant de "très dur" à " franchement mou".
Comme on pouvait s'y attendre, sur des bois durs (et dans mon cas sombres : palissandre), je n'ai pas eu l'impression d'une utilité quelconque. Sur de l'olivier, le bois ne change absolument pas de teinte et on sent au toucher que sa surface est légèrement "différente". Je l'ai passé sur ce couteau là.
Je n'ai pas tenté de tâcher le bois pour vérifier s'il est protégé, devant offrir le couteau, vous comprendrez...
Par contre, un passage appuyé à la laine d'acier 000 enlève le produit de la surface du bois. Les résines sont-elles bien allées plus loin ? Le temps le dira sans doute.
Le produit est sensé faciliter un entretien futur, il n'en dispense donc pas.
Ce soir, cherchant une essence susceptible de révéler les qualités de ce produit, je l'ai essayé sur du "Bois de Siam".
Cette essence est vraiment, mais alors vraiment "molle".
En passant la lime puis les papiers à poncer pour préparer le bois à l'application de "l'imprégnant", celui-ci ne fait pas de fine sciure ou de poussière, non : il peluche !
L'ongle le marque très facilement. Le peuplier paraît être à lui ce que l'amourette est au peuplier...
Donc, c'est mou.
L'application est simple : deux couches, au pinceau, espacées d'une heure. Cela sèche très vite.
Voici la plaquette avant :

Et la voilà après :

Attention : avant que je ne ponce le bois pour y passer l'Imprégnant Dur, il avait une couleur plus foncée prise au contact de l'air et du temps qui passe. Il n'est devenu si clair que sous la lime.
Donc, s'il y a un changement de ton, c'est faiblement. (sans compter l'éclairage au flash et le léger changement d'angle de la prise de vue...).
A noter aussi que le bois ne gonfle pas après le séchage : pas besoin de le reponcer finement.
J'ai passé de la laine d'acier "à main légère". L'aspect satiné du produit disparaît alors et le toucher du bois fait penser à une essence plus résistante, c'est net. D'ailleurs, si l'ongle peut toujours marquer le bois, il faut appuyer un peu plus et un simple passage ne laisse pas de trace.
De même la salive reste en surface du bois. Mais je n'attends pas une heure pour l'essuyer...
Donc, pour ce premier produit, j'en retiens qu'il peut convenir pour ceux qui, peu tentés par le vernis, veulent que le bois - de faible dureté - de leur manche soit un peu protégé, que son entretien soit facilité, sans pour autant perdre un "toucher" qui reste très proche de celui de la matière naturelle.
Édition d'octobre 2009 : Je suis en train de tester une nouvelle possibilité qui utilise la même idée : durcir la surface du bois.
C'est avec ce produit...

... dont vous trouverez quelques explications ICI.
Je suis en train de le tester ici et là, inutile donc de me répéter encore.
Lors de son passage, il donne un aspect huilé au bois (c'est normal, c'est une huile) et celui-ci fonce un peu. Ensuite, une fois essuyé, le bois est joliment brillant.
Enfin, la marque préconise un entretien avec un produit spécifique je cite : "avant que Rubio monocoat Oil plus ne s'estompe". Ce qui signifie que malgré son prix et sa qualité vantée, ce traitement demande plus d'entretien qu'un vernis. En contre-partie, il nécessite peut-être un peu moins d'attention tout en laissant au couteau sa qualité d'objet qui vit.
Notons enfin que Oil Plus est un produit pour les parquets. On peut penser que sa durée de vie sur un manche de couteau sera intéressante...
Au premier avis, ce produit est nettement plus performant que celui cité en premier lieu sur cette page.
Mais il est aussi beaucoup plus contraignant dans son utilisation et son prix est sans comparaison tant il est plus cher... Heureusement, il existe dans le conditionnement présenté ci-dessus : 20ml pour presque 5 euros sur le site FTFI.
Ce message a été modifié par Lagroht : 07 January 2010 - 12:54 PM

Connexion
Inscription
Aide
Répondre

Citer








